15 Films Pour Halloween : Le Retour

15 Films Pour Halloween : Le Retour

The Host (2006)
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En dépit d’effets spéciaux numériques plus que convaincants, The Host tient un peu du « throwback », d’un retour aux sources du film de monstre (comme avait pu l’être The Relic en 1997 ou Tremors en 1990), avec sa créature aussi élusive que le requin des Dents de la Mer ou le xénomorphe de Alien. Énorme bestiole amphibienne bien décidée à foutre le bordel, et qui ne ressemble à pas grand chose – née de mutations génétiques, causées par des déchets toxiques versés dans le fleuve Han par des militaires américains peu scrupuleux.

Or, cet Hôte n’est pas vraiment le sujet de The Host. Le film de Bong Joon-ho choisit de s’intéresser à une famille de perdants essayant de lui échapper, tout comme la créature choisit elle de kidnapper la fille du patriarche de ces laissés pour compte d’une Corée du Sud ayant apporté sur elle la vengeance destructrice et salvatrice d’un Godzilla d’opérette. Sauf que l’hôte ici ne s’attaque pas à n’importe qui sans discrimination, parce que c’est évident pour l’auteur que c’est toujours sur les mêmes que ça tombe, et c’est donc à eux et eux seuls de s’organiser, se dépasser, afin de la secourir.

Sur une tonalité oscillant entre comique et tragique, The Host parvient ainsi à dispenser de bonnes leçons sur la politique et la famille.

The Blob (1988)
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Histoire d’apporter un peu de lévité à cette liste, et ainsi renouer thématiquement avec la comédie d’horreur, je vous propose ce remake inventif qui s’amuse à parodier un peu le genre en faisant plus dans le potache que dans le flippant, typique des productions de la fin des ’80s. L’histoire d’un blob d’outre-espace libéré d’une météorite, semant le chaos dans une petite ville américaine et dévorant tout ce qui se trouve sur son passage, jusqu’à devenir immense.

L’original de 1958 avait Steve McQueen et des effets spéciaux minables. Le remake a Kevin Dillon mais de bien meilleurs truquages, et se fait un malin plaisir à multiplier les scènes d’attaque gluantes et sanglantes.

Jurassic Park (1993)
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Ceux qui ne considéreraient pas Jurassic Park comme un film d’horreur, je leur suggéreraient de réviser la scène des raptors dans la cuisine ou de se rappeler de ce qui arrive à Nedry, Muldoon, Gennaro ou Samuel L. Jackson… On y retrouve certes, comme souvent chez Spielberg, un côté conte de fées, comme chez ceux qui lui rendent hommage (Super 8 de J.J Abrams, ou Jumanji de Joe Johnston…) Un sentiment de rêverie qui souvent, comme ici – quoi de plus merveilleux qu’un parc pour dinosaures – tourne au cauchemar. Le monde de l’imaginaire confronté au réel, à la violence, à l’horreur…

Jaws (1975)
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… Comme cet homme se pensant coupé de la violence urbaine sur son île, jusqu’au jour où un grand requin blanc transforme l’été dans sa petite ville balnéaire sans histoires en un bain de sang. On se souvient tous des Dents de la Mer, de ce que l’on a éprouvé à sa vision, et du sentiment de léger malaise quand est venu le temps des séjours à la plage. C’est la raison pour laquelle il s’agit de l’un des plus grands thrillers jamais réalisés, qui vaut toujours le coup d’être revisité.

An American Werewolf in London (1981)
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Il est amusant de noter que comme souvent avec la comédie d’horreur, l’humour est souvent là pour contrebalancer un réel excès de gore. Ce Loup Garou de Londres de John Landis ne fait pas exception, s’amusant à nous faire (sérieusement) peur au rythme de vacances anglaises, d’idylles malavisées, de transformations effroyables et de massacres sanglants.

Les vacances de deux touristes attaqués dans les landes écossaises, par une bête dont tout le monde nie l’existence… Commence un terrible calvaire pour notre héros, un calvaire frénétique, fantastique… Longtemps après The Wolfman (et avant The Howling), on joue avec les codes du mythe du loup-garou et avec des effets spéciaux sidérants, dont encore aujourd’hui, la magie est intacte.

Predator (1987)

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Une bande de mercenaires est larguée en pleine jungle pour libérer des prisonniers des guerrieros et déjà, quelque chose cloche… Predator est certes largement considéré comme un film d’action, mais il n’en reste pas moins un jeu de massacre tout ce qu’il y a de plus classique – certains ont d’ailleurs établi une parenté avec La Chasse du Comte Zaroff – et un vrai film d’horreur, avec de savoureux moments de frousse et de gore. Une partie de cache-cache où le chasseur devient la proie d’un assassin extra-terrestre.

Avant l’excellent Pitch Black avec Vin Diesel, il y aura donc eu ce Predator avec Arnold Schwarzenegger, alors au sommet de sa gloire, et de son physique, dirigé de main de maître par John McTiernan, qui s’en irait réaliser Die Hard.

The Descent (2005)
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Après la testostérone de son Dog Soldiers, Neil Marshall fait un 180 avec ce « chiller » à la gloire des œstrogènes. Une bande de nanas part faire de la spéléo dans les entrailles de la Terre. Au fur et à mesure que chacune d’entre elles nous est présentée, et au passage, que l’on nous signale que les apparences peuvent être trompeuses, leur aventure prend une mauvaise tournure. Et cela a pour effet que lorsque leur nombre rétrécit, le spectateur le ressent. Et la façon dont chacune d’entre elles y passe n’aide pas, tout comme les très réalistes effets gore; de même que les horribles mutants habitant la grotte dans laquelle elles n’auraient jamais du s’aventurer.

Rappelant un peu Creep sorti un an plus tôt, qui suit Franka Potente coincée dans les dédales du subway londonien avec un tueur mutant, The Descent est le genre de film à déconseiller aux claustrophobes. Lire la suite

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